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14 octobre 2010

Le gaspillage alimentaire, privilège de pays riches


Un yaourt périmé, une tranche de jambon en trop, une salade plus très fraîche... Nos poubelles sont remplies d’aliments non entamés, voire encore emballés: chaque année, un Français jette en moyenne sept kilos de nourriture. A la veille de la Journée mondiale de l’alimentation, samedi 16 octobre, le réseau associatifFrance Nature Environnement (FNE) dénonce le gaspillage de nourriture dans les pays industrialisés, alors que près d’un milliard d’êtres humains dans le monde ne mangent pas à leur faim.

17% du réveillon de Noël dans la poubelle

Le gaspillage commence bien avant la sortie du réfrigérateur. Si l’on compte les productions agricoles qui n’atteignent jamais les étals et les pertes au cours du circuit de distribution, c’est environ 55% de la production agricole mondiale qui serait perdue, selon FNE. Dans les pays riches, les pertes ont plutôt lieu en bout de chaîne, avec le gaspillage lié aux dates de péremption ou à l’aspect esthétique des produits en magasin, tandis que dans les pays en développement ce sont les mauvaises conditions de récolte ou de transport qui condamnent les produits à la poubelle.

Selon une étude menée par Bruxelles Environnement (l’administration de l’environnement de la région de Bruxelles), le gaspillage connaît un pic en Europe au moment des fêtes de fin d’année: 17% des victuailles de Noël sont jetées.

174 euros par an jetés aux ordures

Au-delà de l’aspect «immoral» de ce gaspillage, jeter la nourriture a aussi des impacts importants sur l’environnement. La production alimentaire représente une grande part des émissions de gaz à effet de serre dans le monde: une étude britannique du WRAP (Waste and resources action programme) montre que réduire de moitié le gaspillage alimentaire en Grande-Bretagne reviendrait à ôter une voiture sur cinq des routes.

La production agricole est également responsable d’une consommation d’eau importante (16.000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande rouge) et coûte cher au consommateur: en Belgique, chaque année, c’est l’équivalent de 174 euros de nourriture par ménage qui sont jetés.

A-t-on besoin de «deux pour le prix d’un»?

Pour inciter les Français à agir contre ce gaspillage, FNE propose quelques gestes simples: mieux conserver les aliments (par exemple, en arrosant de citron un fruit entamé), préférer acheter en vrac ou à la coupe pour n’acheter que la quantité dont on a besoin, savoir décrypter les dates de péremption («à consommer de préférence avant le» ne veut pas dire la même chose que «à consommer jusqu’au») et savoir résister aux offres promotionnelles «Deux pour le prix d’un»...

Les ménages ne sont toutefois pas les seuls responsables: magasins et restaurateurs peuvent aussi agir pour réduire leurs déchets. Selon une étude menée par l’A.N.D.E.S. (réseau des épiceries solidaires), en 2008 seuls 8% des fruits et légumes retirés des marchés français sont distribués à des associations caritatives. Il reste donc du travail pour organiser des réseaux de collecte et de distribution.

source 20minutes.fr 14/10/10

11 octobre 2010

Comment les caractéristiques sensorielles des aliments agissent sur la satiété et le rassasiement

Les caractéristiques sensorielles des aliments contribuent à la fois à la stimulation et à l'inhibition de la prise alimentaire. Dans un contexte de constante disponibilité d'aliments agréables au goût, la stimulation l'emporte souvent. Le plaisir à manger, au lieu d'être un guide permettant d'ajuster la consommation aux besoins, compromet parfois la régulation énergétique et le contrôle pondéral.(1)


Au début d'un repas, les qualités organoleptiques des aliments stimulent la consommation. Tous les sens participent à cette stimulation : le goût et l'odorat au premier chef, mais aussi la vue, l'ouïe et le toucher.

La perception des aliments est définie par un éventail de dimensions sensorielles : l'arôme et le goût (qui composent la flaveur de l'aliment), la texture, la température, l'aspect visuel, la stimulation auditive (le croquant, croustillant)... D'autres facteurs sensoriels, comme la perception de la taille de la portion, affectent la quantité d'aliment consommée.

La sensorialité des aliments participe à la détermination de la taille des repas et de la stimulation à consommer à travers divers mécanismes.

Les préférences alimentaires guident le choix des aliments en fonction des besoins
Si l'on retrouve de manière universelle chez les nouveau-nés une acceptation du sucré et un rejet de l'amer, à l'âge adulte la diversité interpersonnelle des goûts et aversions alimentaires est immense.

Au-delà de dispositions innées d'acceptation ou de rejet, les préférences, goûts et dégoûts alimentaires sont acquis grâce à un mécanisme d'apprentissage qui permet à chaque mangeur d'associer les qualités sensorielles d'un aliment aux conséquences métaboliques qui suivent l'ingestion. Ainsi, un malaise digestif instaure une aversion pour l'aliment.

Le mécanisme d'apprentissage induit naturellement une préférence pour des aliments riches en énergie. Par exemple, chez des enfants à qui on offre des yaourts de densité énergétique différente et marqués d'une flaveur distincte, on observe l'établissement d'une préférence pour la flaveur arbitrairement associée au yaourt de plus forte densité énergétique.

Les caractéristiques sensorielles sont donc un guide qui permet au mangeur de choisir ses aliments et sa consommation en fonction de ses besoins nutritionnels présents ou anticipés. Les préférences alimentaires forgées par l'apprentissage sont un facteur déterminant de la taille du repas.


Le rassasiement dépend des qualités sensorielles des aliments consommés au cours du repas
Les qualités sensorielles des aliments agissent également pour déterminer la taille d'un repas en participant de manière essentielle au rassasiement. Lors de l'ingestion d'un repas, le caractère agréable d'un aliment diminue à mesure qu'il est consommé : si l'aliment est consommé jusqu'au rassasiement, le plaisir à manger devient nul.

Le rassasiement est, dans une grande mesure, spécifique des caractéristiques sensorielles de l'aliment qui est consommé. Ce rassasiement spécifique n'est pas influencé par le contenu énergétique ou nutritionnel, mais par le volume. A contenu énergétique constant, un plus grand volume d'aliments ingéré induit un rassasiement plus important. Et inversement à volume constant, les variations du contenu énergétique ou nutritionnel n'ont aucun effet sur le rassasiement.

Ainsi, un aliment aux caractéristiques sensorielles différentes peut alors relancer l'appétit et la consommation. La variété des sensations entre donc également en compte pour déterminer la taille du repas.

L'environnement du mangeur influe sur la satiété
A la suite du repas commence une période au cours de laquelle la consommation est inhibée. Cette interruption de consommation, qui fait partie de la "cascade de la satiété" et s'achève par le retour de la faim, reflète une satiété plus ou moins intense ou prolongée. Les qualités sensorielles des aliments consommés au repas précédent induisent une satiété sensorielle spécifique.

La présence dans l'environnement d'aliments agréables et disponibles est susceptible de relancer la consommation même chez une personne qui n'éprouve pas encore la faim. "Manger sans faim" est un comportement qui peut affecter le contrôle du poids. Certaines personnes sont particulièrement sensibles à l'influence de cette stimulation sensorielle à manger.

source: INRA.fr

6 octobre 2010

Les fleurs


La cuisine aux fleurs :

Où acheter des fleurs comestibles ?
N’entrez pas chez votre fleuriste mais plutôt dans une épicerie spécialisée.

On trouve, en saison, des barquettes de fleurs fraîches comestibles à Paris chez Lafayette Gourmet, à la Grande Epicerie du Bon Marché, chez Gourmanyat, à la Ferme de Gally (78), aux Ets Butet à Rungis ou chez Virginia Corn à Tremblay-Le-Vicomte (28170).

La pépinière de fleurs comestibles de la Ferme de Gally est à Saint-Cyr l’Ecole (78210).
On trouve aussi des fleurs à cuisiner toute l’année sous d’autres formes comme des huiles essentielles, des fleurs séchées, des sirops, des confits (lavande, rose…)

Diététique
L’utilisation des fleurs en cuisine est naturelle, peu calorique, riche en vitamines, sels minéraux et fibres, on peut même croire en ses vertus médicinales.

5 octobre 2010

Les émeutes de la faim - 2008

Jamais le monde n’a été aussi bien nourri. Pourtant, on assiste à la réapparition des « émeutes de la faim ». Si la première explication fut de mettre en avant la concurrence entre biocarburants et cultures alimentaires, d’autres raisons renvoient aux fonctionnements du système alimentaire mondial.

On croyait les « émeutes de la faim » révolues, appartenant à un autre siècle désormais très lointain, celui des manifestations de février 1917 à Saint-Pétersbourg et Moscou, celui des conflits du tiers-monde et de l’explosion démographique des pays « sous-développés » des années 1970. Dans la globalisation actuelle – un monde où la Chine et l’Inde sont des pays « émergents » –, les famines n’étaient plus possibles, ou alors volontairement provoquées, comme au Darfour. Et pourtant, depuis 2006, les émeutes de la faim sont réapparues.

La crise alimentaire touche les villes et non plus les espaces ruraux. Elle affecte les classes moyennes dont les revenus sont largement au-dessus des salaires moyens locaux.
Or pour ces classes sociales, les prix des denrées alimentaires ont littéralement explosé. Au Mexique, la tortilla a augmenté de 40 % entre 2005 et 2006. À l’échelle mondiale, le prix de la viande a augmenté de 10 %, celui du lait de 48 % et celui des céréales alimentaires de 80 %, déstabilisant des couches sociales moyennes des États émergents.

Quelles sont les raisons de ces augmentations massives du prix des denrées alimentaires ? La première explication avancée porte sur les biocarburants . Les cultures nécessaires à leur fabrication entrent en concurrence avec les produits agroalimentaires, réorientent la production vers les produits non alimentaires (soja, palmier à huile) ou détournent de l’alimentation ces produits (comme dans le cas du maïs), entraînant ainsi une flambée des prix.

Mais si les biocarburants sont l’une des raisons de l’augmentation des prix des denrées alimentaires, ils n’en représentent pas la cause unique – ni même peut-être la cause principale. Deux autres aspects entrent en jeu qui sont aussi des causes structurelles : la mondialisation des habitudes alimentaires tout d’abord, et les dysfonctionnements d’un système mondial fondé sur l’abandon des cultures vivrières ensuite. La cause la plus profonde est sans doute celle de l’homogénéisation. Elle est révélatrice de ces modes de consommation qui, partout, s’harmonisent, particulièrement en ce qui concerne les viandes (bœuf, mouton, volaille) et les céréales (blé, maïs, pain, galettes de farine, etc.).

La faute aux biocarburants ?

La moyenne mondiale de consommation de viande de volaille est ainsi passée de 2 kilos par an et par habitant en 1960 à 10 kilos aujourd’hui, soit une croissance annuelle de 190 grammes sur la période . Le développement de la consommation de porc en Asie et d’agneau et de mouton au Moyen-Orient suit la courbe de l’émergence des États de ces régions. Or il faut en moyenne 5 kilos de protéines végétales pour produire 1 kilo de protéines animales : les cultures alimentaires végétales sont détournées vers la production de viande au lieu de servir directement à l’alimentation.

La troisième cause majeure renvoie au fonctionnement d’ensemble du système alimentaire mondial. Depuis la fin des années 1970, celui-ci s’est orienté vers un abandon généralisé des cultures vivrières au profit d’un système planétaire marchand de circulation des produits alimentaires.
Marcel Mazoyer et Laurence Roudart en ont parfaitement décrit le mécanisme dans leur ouvrage sur l’Histoire des agricultures du monde :« Les agriculteurs des pays en développement ont alors réduit ou délaissé les cultures vivrières destinées à la vente, afin de consacrer une part croissante de leurs forces aux productions tropicales d’exportation (…). Ainsi se sont formées ou confirmées de grandes spécialisations agroexportatrices : café, thé, cacao, tabac, arachide, coton, ananas, banane, etc. (…) Le recul relatif des cultures vivrières destinées à la vente, alors même que la demande urbaine ne faisait qu’augmenter, a plongé beaucoup de pays en développement dans une dépendance alimentaire croissante (5). » Les importations de céréales en Afrique ont été multipliées par cinq depuis 1965 tandis que la production locale était divisée par deux.

lire l'article

autre article à propos des émeutes de la faim

Les habitudes alimentaires des français

Ce que mangent les Français

S’ils dépensent moins d’argent pour se nourrir, les Français ont également une alimentation moins riche (1 900 calories par jour, contre 2 500 après la guerre. Ils passent également beaucoup moins de temps à table (une heure et vingt minutes en 1995, contre deux heures en 1965), du fait de la généralisation de la journée continue et du travail des femmes. De même, le temps consacré à la préparation des repas n’est plus que de 10 minutes contre 30 il y a vingt ans. En revanche, plus de temps est accordé au petit déjeuner : environ 20 minutes aujourd’hui, contre 10 en 1980 et 5 en 1965. 62% des Français prennent un petit déjeuner traditionnel (tartines de pain beurré trempées dans du café...) et 14%, en majorité des jeunes, un petit déjeuner plus complet, composé de céréales, de laitages, de fruits, etc.

La façon de manger s’est donc modifiée, qu’il s’agisse de l’horaire des repas ou du nombre des plats. Le contenu des repas a, lui aussi, fortement évolué. Par exemple, les Français mangent beaucoup moins de pain (100 g par personne et par jour, soit deux fois moins qu’en 1965), tandis que 15% d’entre eux n’en mangent pas du tout. Le pain reste toutefois l’aliment le plus répandu dans l’Hexagone. Les Français consomment également moins de pommes de terre, de sucre, de beurre, de vin ordinaire...

Certains produits connaissent, en revanche, un grand succès : 95% des Français mangent des yaourts (ils n’étaient que 75% en 1980 et 45% en 1965). La consommation de produits surgelés est passée de 2 kg en 1965 à 37 kg en 1995). On observe la même tendance en ce qui concerne la charcuterie et le fromage, les eaux minérales et les sodas. Après le pain, les aliments les plus consommés sont les pommes de terre, les œufs, le jambon cuit, tandis que le bifteck passe de la quatrième à la huitième place. Ces changements dans les habitudes alimentaires des Français s’observent dans toutes les catégories socio-professionnelles. Des produits internationaux, comme les hamburgers ou les pizzas, sont très appréciés des Français, notamment des jeunes. Les produits allégés (sans matières grasses, sans sucre) ou diététiques ont également le vent en poupe.

Des événements comme la crise de la "vache folle" ont sensibilisé les Français aux risques d’une alimentation incontrôlée. Les produits frais ou biologiques attirent de plus en plus de personnes soucieuses d’une nourriture saine. Les produits bénéficiant d’un label « qualité » (vin d’appellation d’origine contrôlée, poulets fermiers, entre autres) sont plus en plus répandus, tout comme les plats cuisinés, préparés sous la direction de "chefs" réputés.

Où mangent les Français ?

Les Français mangent de plus en plus souvent hors de chez eux (55 repas par an), mais vont de moins en moins au restaurant (30% de l’ensemble de leurs repas). En expansion depuis le début des années 60, le secteur de la restauration semble aujourd’hui marquer le pas. En 1997, le taux de fréquentation des restaurants a baissé d’environ 10%, qu’il s’agisse de restauration rapide ou d’établissements prestigieux. 55% des repas pris à l’extérieur le sont dans la restauration collective (cantines) et 35% dans la restauration commerciale. La restauration « à emporter » (disponible dans les boulangeries, les charcuteries, les sations-service, ...) se développe de plus en plus. En région parisienne et dans les grandes villes, 65% des personnes qui travaillent y ont recours.

Aujourd’hui, la restauration s’est transformée : on change de type de restaurant selon les circonstances (repas de travail, en famille, avec des des amis...). La restauration est désormais « à thème » (poissons, cuisine bourgeoise, diététique...) ou ethniques (japonaise, baltique, tex-mex...).

4 octobre 2010

La spiruline, une aide contre la malnutrition (2)


La Spiruline est une micro-algues formant des filaments pluricellulaires plus ou moins spiralés (d’où son nom). Elle est apparue sur la terre il y a 3 milliard d’années pratiquant la photosynthèse, assimilant l’azote et le CO² de l’air, et colonisant les milieux alcalins (les lacs natronés).

La Spiruline, micro algue dont l’histoire est connue depuis fort longtemps est extrêmement riche en protéines, vitamines, acides gras aminés essentiels, minéraux et autres nutriments (à l’exception de calories). Les autochtones du lac Tchad et les Aztèques du Mexique la mélangeaient avec des céréales, afin de produire une nourriture énergétique. De nos jours, la Spiruline est produite commercialement et séchée par pulvérisation ou dans des séchoirs qui utilisent l’énergie solaire afin de lui attribuer une longue durée de conservation. Ce n’est pas une plante miracle. Ce n’est pas une médecine (sauf si elle est modifiée par l’industrie pharmaceutique pour apporter des caractères particuliers). Ce n’est pas un aliment - utilisé comme un complément alimentaire - elle s’ajoute aux aliments traditionnels auxquels elle apporte des réponses pour combattre la malnutrition et/ou renforcer les défenses immunitaires du corps humain face aux infections et maladies. Ce n’est pas un cosmétique, même si elle est utilisée dans des masques de... beauté !

Lutter contre la malnutrition.
Plusieurs ONG ce sont investies pour informer, former (CFPPA) et aider des pays en émergence à s’approprier les techniques de culture afin de s’équiper de petits centres de production locale de spiruline dans un but humanitaire et lutter ainsi contre la malnutrition.
La Spiruline sauve, aujourd’hui, la vie d’enfants en Afrique grâce à ces nombreuses petites fermes de Spiruline. En plus de son net bénéfice nutritionnel, il s’avère que la Spiruline contrôle les infections du Candida Albicans chez les patients atteint du Sida. Commençant dans la bouche, ces infections descendent dans la totalité du système digestif diminuant alors son efficacité et causant une sévère malnutrition. Egalement, les poly-saccharides de la Spiruline semblent entraver la pénétration du virus dans les cellules saines.

Valeurs nutritives.
La spiruline est remarquable par sa richesse en protéines, minéraux (fer), provitamines A et acides gras essentiels. Les protéines représentent 50 à 70% du poids sec, et spiruline est la plus riche en protéines de tous les végétaux.
Les bienfaits nutritionnels sont indéniables pour soigner la malnutrition protéino énergétique qui apparaît lors d’un régime alimentaire anormal, et elle entraîne chez l’enfant un retard de croissance.

Culture de la spiruline en France, sous serre.
La culture de la spiruline requiert :
puce.gif Une souche de culture
puce.gif Le photon du rayonnement solaire
puce.gif Une température voisine de 35°
puce.gif De l’énergie pour l’agitation
puce.gif De la main-d’œuvre
puce.gif Et la nourriture qui constitue le milieu de culture.

"Superaliment"


La spiruline existe telle quelle depuis plus de 3 milliards d'années. Ainsi nommée en raison de sa forme spiralée, elle appartient à la famille des cyanobactéries ou microalgues bleu-vert. Il existe près de 1 500 espèces d'algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale espèce actuellement offerte sur le marché est la Spirulina platensis. D’abord cultivée principalement en Californie et à Hawaï, la spiruline est maintenant produite de façon contrôlée partout dans le monde où le climat le permet : Chili, Chine, Cuba, Inde, Afrique de l’Ouest, etc. Dans le commerce, la spiruline se présente généralement sous la forme d'une poudre bleu-vert déshydratée, en vrac ou en capsules.
Composition nutritionnelle. La spiruline, faible en calories, contient une mine de nutriments dans un très petit volume. En voici les principaux. Sa teneur peut cependant varier selon son origine géographique, mais aussi selon les procédés de culture, de séchage et de broyage.
La spiruline contient de 55 % à 70 % de protéines d'excellente qualité (proportion des acides aminés et digestibilité optimales), soit de 2,5 g à 3,5 g de protéines par 5 g de poudre.
La spiruline est une source exceptionnelle de caroténoïdes variés (bêta-carotène principalement, mais aussi cryptoxanthine, lutéine, zéaxanthine, etc.), soit autour de 22 mg/5 g. Elle fournit notamment une quantité astronomique de bêta-carotène, soit de 12 000 UI à 25 000 UI par 5 g de poudre.
Elle constitue une excellente source de fer, soit de 3 mg à 8 mg par 5 g.
Elle contient une quantité appréciable d'acide gamma-linolénique (de 40 mg à 50 mg/5 g), un acide gras insaturé de la famille des oméga-61. Pour en savoir plus sur les oméga-6, consulter notre fiche Acides gras essentiels.
De plus, la spiruline est riche en phycocyanine, le seul pigment bleu naturel pouvant servir de colorant alimentaire et auquel on attribue une activité antioxydante importante. Elle contient également de la chlorophylle et de petites quantités de plusieurs minéraux.
Voilà pourquoi on parle souvent de cette algue comme d’un « superaliment ».

Du "faux gras" pour Noël ?


"Ce n'est qu'une question de temps, bientôt le foie gras sera relégué dans les livres d'histoire auxquels il appartient" se réjouissait récemment Sam Glover,  de l'organisation de défense des animaux PETA, dans unarticle du quotidien britannique The Independant. Car de Sainsbury's à Tesco en passant par Waitrose,  un nombre croissant d’enseignes alimentaires britanniques ont retiré le foie gras de leurs rayons, après avoir été mises sous pression par quelques stars militantes. Même le très chic magasin Selfridges, sur Oxford Street,  a cédé à la veille des Fêtes après une campagne d'affiche menée, jusque devant ses portes, pour dénoncer la "cruauté" des techniques de gavage des oies ou des canards et demander à l’enseigne de retirer le foie gras de ses rayons. "C'est de la torture en boîte", a accusé le très aristocratique Roger Moore, acteur réputé pour avoir incarné James Bond, et qui a financé ladite campagne. Le mouvement est tel que même le Prince Charles, héritier de la Couronne et militant écologiste reconnu, a cette année banni le foie gras des menus royaux…
Sentant le vent tourner, les supermarchés Waitrose, spécialisés dans les produits alimentaires haut de gamme, diffusent pour leur part depuis Noël 2007 du "faux gras",  une alternative éthique au foie gras traditionnel, faite à base de foies de poulets (élevés en plein air) et de graisse de canard. En 2009, les  ventes de ce produit auraient progressé de presque 60% chez Waitrose. Un engouement qui a poussé des députés à signer une motion appelant les restaurants à laisser tomber le "foie" au profit du "faux" - lequel est également assez populaire dans des villes comme Chicago, où le foie gras est désormais interdit, tout comme en Argentine, en Finlande, en Suisse, en Hollande, en Israël ou en Californie.

3 octobre 2010

Rejet de l'interdiction du commerce international du thonidé


L'interdiction de la pêche a été rejetée par 68 voix contre seulement 20 voix favorables. Ces chiffres, dont l'écart s'avère important, étaient inattendus, mais ils peuvent êtres expliqués par l'irritation des pays d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient à se plier aux mesures excessives imposées par l'Occident. Ils redoutent sans doute que d'autres poissons et animaux après le thon rouge soient à leur tour frappés d'interdiction en vertus des valeurs occidentales. Si Tokyo a su exploiter cette inquiétude, on remarque une fois de plus que l'opinion des pays en voie de développement a de plus en plus de poids sur l'échiquier politique international. Il est désormais nécessaire pour le Japon de ne plus penser seulement aux exigences des Occidentaux ou à la coopération avec eux, mais aussi de resserrer ses liens avec les pays en développement. Malgré un contexte financier difficile, nous devons continuer à leur offrir activement aides et coopérations, en considérant cela comme un investissement à long terme.

[...]

Certains avancent que le thon rouge fait partie de notre culture culinaire. Toutefois, il est difficile de prétendre que manger du thon rouge d'élevage importé par avion, dont la partie de toro a été augmentée artificiellement pour représenter 30 à 40 % de l'animal alors qu'à l'état naturel, elle n'en représente que 10 % environ, découle de notre tradition. Aujourd'hui, le Japon a la responsabilité en la matière de conduire une politique rigoureuse mais applicable de contrôle et de gestion. En tant que consommateur, il incombe à chaque Japonais de s'informer sur les circuits qu'empruntent les aliments avant d'atterrir dans son assiette et de réfléchir sur les conséquences de son choix alimentaire sur l'écosystème et les ressources naturelles.

voir l'article

Le Sang des bêtes



Le Sang des bêtes (1949) est un film documentaire de consacré aux abattoirs de la Villette et de Vaugirard à Paris.


Monochrome. Food is an abstraction. Aurélie Mathigot.






Factice ou non, tout tourne autour de la nourriture… Sur une thématique monochrome, Aurélie Mathigot fait une proposition textile de sa réalité.

Ses sculptures au crochet et ses photographies brodées sont autant de propositions pour revisiter la nature morte.

Le végétal, ces fruits, ces légumes qu’elle glorifie du bout du crochet ou à la pointe de l’aiguille restent figés dans une expression de majesté et de douceur. Ainsi habillés, ils échappent à la fatalité, au temps, au flétrissement, leur manteau les protège et les pare pour l’éternité.

chocolat


Gamme de cloches en chocolat présentée lors de l’exposition Design Choc invitée par «le salon du chocolat 2009», par Germain bourré.

Ce concept explore ainsi l’aptitude tant redoutée du chocolat à capter les odeurs et saveurs ambiantes. Le défaut ou le risque se transforme en atout. Les petites cloches emprisonnent l’espace d’un temps tabac, poivre, cannelle ou tout simplement feuilles de menthe ou coriandre fraîches pour se laisser infuser subtilement. Seul le chocolat est consommé. Ce dernier est sélectionné en amont en fonction de son pourcentage de beurre de cacao et de son possible accord avec une saveur particulière.
Projet en cours de développement avec William Frachot chef* de L’Hostellerie du Chapeau Rouge à Dijon.

Le chanvre : bon pour la santé...dans l'assiette


Le chanvre commence à envahir les rayons des supermarchés bios sous forme de graines, d’huile, de farine.
Leur principal intérêt est leur teneur équilibrée en acides gras essentiels oméga-3 et oméga-6. Ce type d’acides gras est essentiel à l’organisme. La grande majorité des huiles et des aliments consommés dans les pays occidentaux fournissent trop d'acides gras oméga6 et trop peu d'acides gras oméga3. Ce déséquilibre provoque des conditions propices aux troubles cardiovasculaires et inflammatoires. L’huile de chanvre est la seule huile disposant naturellement du rapport idéal oméga6/oméga3 6/1. Le chanvre possède l’une des protéines les plus digestes.

Les graine de chanvre, appelées aussi chènevis peuvent être broyés pour obtenir la farine qui ne contient pas de gluten.

Dans les supermarchés bios, vous pouvez le trouver sous forme de graines, à ajouter dans vos pâtisseries, salades ; d’huile (très fragile à utiliser rapidement) ; de chocolats, de thé …

L’avenir est (peut-être) dans les algues



Autrefois juste bonnes à produire des engrais, les algues bretonnes connaissent une seconde vie, en cuisine comme en balnéothérapie. 

En Bretagne, il n’y a pas que dans les légendes du pays bigouden que l’algue joue un rôle prépondérant : le goémon a servi d’engrais jusqu’au milieu du XXe siècle. On le faisait sécher sur la grève, puis on le brûlait pour produire de la soude. Si ce chapitre est aujourd’hui terminé, un safari goémon permet toujours, à marée basse, d’admirer la beauté de cette flore maritime. Les eaux claires de la côte sont un vrai paradis pour les algues. Tous les jours, la marée dépose sur la grève un épais ourlet de goémon, auquel la haute teneur en sel donne une odeur océane. Les longs rubans de Laminaria, ou laminaire, pèsent lourd dans le ressac. Dans les flaques laissées par les marées, la verte salade de mer flotte souplement aux côtés du rouge Chondrus crispus et d’une étrange membrane brun-rouge. Qui approche sa main la retrouve enveloppée d’une pellicule très fine qui devient violet foncé au contact de l’air : vous venez de récolter la très chic porphyra, algue très appréciée au Japon.

Les algues comestibles font l’objet de cultures. Elles constituent une biomasse riche en oligo-éléments, minéraux, protéines, vitamines et acides gras non saturés. Mais, contrairement aux Asiatiques, les Européens sont plutôt timorés à l’idée de les consommer, peut-être parce qu’elles n’étaient jadis qu’un aliment de dernier recours. Pourtant, certains pionniers bretons de l’algoculture commencent à faire fureur dans les foires gastronomiques, et les algues sont en passe d’obtenir leurs lettres de noblesse dans le Vieux Monde. C’est aussi grâce à la vogue du bien-être, de l’antiâge et de la percée triomphale de la cuisine asiatique. Ainsi, si la cuisine aux algues ne vous tente pas outre mesure, les créatures de Neptune vous procureront un grand moment de thalassothérapie primitive, sous forme de bain revigorant dans l’océan Atlantique.

http://www.courrierinternational.com/article/2010/07/15/l-avenir-est-peut-etre-dans-les-algues

2 octobre 2010

Calendrier des fruits et légumes de saison


Exit les fraises en janvier ! A chaque fruit et chaque légume sa saison. Soyez donc attentif à l'origine géographique, et si possible au mode de culture, des produits proposés sur les étals des marchés et des grands magasins ! Pour aider votre assiette à respecter la planète, il est très important de respecter le cycle naturel et de consommer de préférence des fruits et légumes locaux et de saison (qui valent mieux, dans beaucoup de cas, que des produits bio importés par avion !). 

D'abord vous évitez ainsi les transports lointains par avion, bateau ou camion qui génèrent un grand nombre de nuisances environnementales : consommation de ressources non-renouvelables et pollution (il faut ainsi 5 litres de gasoil pour un kilo de fraises d'hiver), mais aussi embouteillages et accidents de la circulation (en Europe, un camion sur trois transporte de la nourriture). Ensuite, vous apportez votre soutien aux producteurs de votre région, voire de votre pays (une exploitation agricole disparaît toutes les 20 minutes en France). Enfin, n’oubliez pas qu’un fruit local et de saison, cueilli à maturité peu de temps avant que vous ne le consommiez, a des qualités gustatives et nutritionnelles bien plus importantes qu’un fruit qui a mûri au frigo sur un bateau - lequel doit en plus souvent être traités avec des produits facilitant sa conservation voire emballé dans une coque plastique qui le protège durant le transport. 

Autre difficulté : apprendre à repérer les produits cultivés sous serre qui sont affichés comme venant de France alors qu'ils sont hors saison. Posez la question au vendeur, car l'affichage du mode de culture n'est pas obligatoire et donc souvent absent. Le problème est que la culture sous serre nécessite jusqu’à neuf fois plus d’énergie qu’une production à l’air libre - cette technique requiert en effet un chauffage constant pour une température ambiante stable, et parfois même l’utilisation de lumières artificielles… sans compter évidemment l’ajout de produits chimiques si la culture n'est pas bio et que les produits doivent voyager. 

Le problème est que nous ne savons plus, notamment pour les plus urbains d'entre nous, quels sont les fruits et les légumes qui poussent à chaque saison. Pour tous ceux qui ont oublié les cycles naturels des fruits et légumes, ou à qui ils n'ont jamais été enseignés, voici donc notre calendrier des fruits et légumes de saison à imprimer et à afficher dans sa cuisine ou sur son frigo ! 

Douze mois à télécharger ici

À l'aube d'une nouvelle ère pour l'agriculture (Royaume-Uni)

"Par un tour de force scientifique qui passe pour la plus importante évolution dans l'histoire du blé depuis qu'il a commencé à être cultivé par les agriculteurs, il y a dix mille ans, les scientifiques ont décodé le génome de cette plante." Le quotidien londonien s'enthousiasme du fait que, le 26 août, une équipe de chercheurs britanniques a annoncé avoir décodé 95 % des gènes du blé, une céréale au génome très complexe qui pèse lourd dans l'alimentation mondiale. Selon le journal, cette percée devrait faciliter la production de variétés plus résistantes aux maladies, à la sécheresse ou aux insectes – éventuellement sous forme d'organismes génétiquement modifiés (OGM) – et de là permettre d'augmenter les quantités produites. Jusqu'à présent, de toutes les céréales, seuls les génomes du riz, du soja et du maïs avaient été séquencés.
(the Independent. 27/08/2010) Via Courrier International.

Meatwater


MeatWater, une génération de boisson aromatisées à la viande. BBQ ribs, chicken, saucisse ...ect
Boire et manger en un seul et même produit ?

1 octobre 2010

Famine


Haïti crie famine. Dans ce pays où plus de la moitié de la population a moins de 15 ans, la flambée du cours des céréales oblige 6 habitants sur 10 à se nourrir de boue, un mélange d’argile et d’eau croupie, «cuisinée» sous la forme de gâteaux. La crise alimentaire est telle dans cette île de la mer des Caraïbes que c’est le seul repas que peuvent se procurer des milliers de Haïtiens depuis quelques semaines. Les Haïtiens ont toujours mangé de la boue, une habitude locale pour l’apport en calcium. Mais dans cette proportion, les galettes, pleines de microbes, sont très nocives pour la santé.

Écologie : Un rapport alarmant des députés sur la disparition des abeilles

Depuis une vingtaine d'années, un mal mystérieux frappe les abeilles. Les pertes se chiffrent en millions. Les conséquences en sont désastreuses : faute de pollinisation, les arbres ne produisent plus de fruits et tout l'écosystème est menacé.


Disparition des abeilles en France [Ecolo] F2 101008
envoyé par peanutsie. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

26 septembre 2010

L'orange


"L’orange est constituée par une série de containers modulés en forme de quartiers disposés circulairement autour d’un axe central sur lequel chaque quartier appuie par son arête rectiligne, tandis que toutes les arêtes courbes tournées vers l’extérieur proposent comme forme globale une sorte de sphère.
L’ensemble de ces quartiers est recueilli dans un emballage très caractérisé tant sur le plan de la matière que sur celui de la couleur : assez dur sur la surface extérieure et revêtu d’un rembourrage souple intérieurement qui sert de protection entre l’extérieur et l’ensemble des containers. Le matériau est partout de même nature mais se différencie opportunément au niveau de la fonction. Chaque container est à son tour constitué par une pellicule plastique nécessaire pour contenir le jus et facilement détachable de l’ensemble. Chaque quartier est maintenu par un très faible adhésif. L’emballage selon l’habitude actuelle n’est pas à rendre au fabricant et peut être jeté. Chaque quartier épouse exactement la forme de la denture humaine, ce qui fait qu’une fois sorti de l’emballage on peut l’appuyer entre les dents et en extraire le jus par une légère pression.
D’habitude les quartiers contiennent en plus du jus une petite graine de la plante qui a produit le fruit. Un petit cadeau que la production offre au consommateur pour le cas où celui-ci désirerait avoir une production personnelle de ces objets. Il faut remarquer le désintérêt économique d’une telle idée, et par contre le lien psychologique qui s’établit ainsi entre le consommateur et la production. Personne ou en tous cas très peu de gens commenceront alors à semer des orangers, mais l’offre de ce cadeau hautement altruiste, l’idée de pouvoir le faire, libère le consommateur du complexe de castration et établit un rapport de confiance autonome et réciproque.
L’orange est donc un objet presque parfait où l’on retrouve l’absolue cohérence entre la forme, la fonction et la consommation. Seule concession décorative si l‘on peut dire : la recherche de la matière à la surface de l’emballage, traitée en « épluchure d’orange », peut-être pour rappeler la pulpe à l’intérieur des containers. De toute façon, c’est un minimum de décoration parfaitement justifié, il faut bien le reconnaître."
Bruno Munari