10 avril 2011

Le modèle alimentaire français protège de l'obésité

La régularité et la convivialité des repas empêchent, selon le Crédoc, l'explosion de l'obésité en France.
(Un article de l'Express du 20/09/2010)

L'amour de la bonne chère nous protège de l'obésité. Trois repas par jour, variés, pris à heures régulières et partagés souvent en famille: ce modèle alimentaire, typiquement français "contribue à limiter le risque d'obésité" indique le Crédoc ce lundi. Ce modèle s'oppose notamment à celui en cours aux Etats-Unis, note le centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie. Un pays où la proportion d'obèses est de 26,9% contre 14,5% en France.

L'institut estime que "donner davantage d'importance au modèle alimentaire et à la tradition culinaire serait un moyen de se préserver de l'obésité". Une des caractéristiques du modèle alimentaire français: "la concentration des apports énergétiques lors des repas" (90,2%), rappelle le Crédoc, qui souligne que son anti-modèle est l'américain, où 21,6% des calories sont absorbées hors repas.

La convivialité à la française

En France, les prises alimentaires se concentrent sur trois principaux repas qui comportent plusieurs plats, et sont pris à des heures relativement communes à tous. Le temps du repas apparaît comme "nécessaire à la vie en société", alors qu'aux Etats-Unis, "se nourrir est considéré comme un acte technique".

Ce sens donné à l'acte alimentaire pourrait expliquer en partie que la part des personnes obèses est plus faible en France. Bien que d'autres facteurs (génétique, activité physique...) entrent en ligne de compte, estime le Crédoc.

Autre caractéristique du modèle français: la convivialité. C'est "le principal sens que les Français donnent aux repas". Une caractéristique qui favorise la régularité des prises alimentaires, dans des horaires resserrés, et "réduit le risque de comportement compulsif". 15% des repas sont festifs, note enfin l'institut de recherche.

Ce modèle alimentaire français est stable, avance le Crédoc. Même si l'étude montre que les plus jeunes sont davantage tournés vers des produits transformés et préparés, alors que les plus âgés consomment plus de produits bruts.

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